4/08/2010

La poésie à l'honneur aux Presses de l'Université d'Ottawa

Nous voilà rendus au mois d’avril, ce qui m’amène à consacrer ce billet à un poème. D’où provient l’idée d’entamer une telle initiative? Elle provient de mes collègues de travail qui ont tenus à souligner le Mois national de la poésie, un événement qui survient au Canada pendant le mois d’avril. Pour cette période, nous, habitants du Canada, accordons une attention particulière aux poètes et aux poèmes qui ont façonné notre pays. Dans ce contexte, plusieurs activités et événements liés à la poésie se déroulent durant l’ensemble du mois.

Lire un poème est une des activités suggérées par la Commission canadienne pour l'UNESCO, le Conseil des Arts du Canada et la Bibliothèque nationale du Canada pour le Mois national de la poésie. Comme suite à des encouragements provenant de mes collègues, J’ai décidé de participer. J’ai donc choisi de vous parler d’un poème que j’ai lu.

Est-ce que Le vaisseau d’or d’Émile Nelligan vous dit quelque chose? C’est probablement le cas si vous êtes Canadiens francophones, puisque dans cette culture, c’est l’un des grands classiques de la poésie. Je me rappelle mes cours au cégep et de l’un d’entre eux plus précisément, le cours de français dans lequel le professeur a présenté ce poème.

Le Vaisseau d'or (source wikipedia)

C'était un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
S'étalait à sa proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?
Qu'est devenu mon coeur, navire déserté?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!


De mon point de vue, Nelligan transmet à celui qui a lu son poème, une facette de la réalité vécue par le poète, une réalité loin d’être facile. Lorsque le navire de Nelligan se frappe au grand écueil, ce dernier se fait dérober de ses trésors. Afin de vous offir ma propre interprétation de ce poème, je vous invite à percevoir ce contact du navire avec le grand écueil, ce rocher affleurant la surface de l'eau, comme le contact quotidien du poète avec la société. En ce sens, je pense que Nelligan révèle le malheureux sort qu’a réservé la société au poète, lorsque : « Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve! » Souvent critiqué pour ne pas être sérieux, le poète est situé aux antipodes de la science, un milieu qui guide aujourd’hui les hommes dans la société, parfois même au-delà de la religion. Il est dérobé de ses trésors, de ses espoirs.

Bref, j’espère que vous avez apprécié en ce Mois national de la poésie ce billet sur le poème Le vaisseau d’or d’Émile Nelligan et mes commentaires sur ce dernier. Si vous appréciez la poésie, vous pouvez toujours visiter le site Web des PUO, il contient certains livres dédiés à ce genre de littérature. Vous pouvez aussi consulter le site Web de la ligue des poètes canadien.

4/07/2010

Poetry in Translation


Any bilingual person can tell you about the difficulties of translation: the impossibility of translating something word-for-word, the struggle to transfer cultural implications of certain phrases from one language and culture to another, and/or the worry that the original message is being distorted in some way.


I’ve had some experience translating simple things like press releases or catalogue copy here at the UOP, and it’s always a struggle. What I can’t imagine is translating poetry. Not only would you have to worry about the words, but the meter, the tone, the punctuation, the literary devices!


One of my favourite poems is called Laughter by the Chilean diplomat and Nobel Prize laureate Pablo Neruda. It’s such a beautiful poem that I marvel at the fact that it has been translated from its original Spanish to English.


My Spanish is very poor, but I still find it interesting to see the original poem next to the translation. If you’re interested, check out both versions at the following link:


https://www.msu.edu/~sullivan/NerudaPoemLaugh.html


For more information on Pablo Neruda, including his biography, more of his poetry, and a recording of Neruda’s Nobel lecture, check out the Nobel Prize Website.


Climate Change, Poetry and Gary Snyder

The theme for National Poetry Month this year is climate changes. When I think of ecology, environment, and climate changes I can’t help but think of poet Gary Snyder. Snyder’s poetry speaks of species destruction and destruction of life on this planet. He studied Indian cultures that offered a more harmonious relation with nature. For poetry written 20 to 30 years ago, Snyder’s perception of a changing climate was terribly accurate. New York Times Book Review correspondent Herbert Leibowitz said of the poet “Snyder’s sane housekeeping principles desperately need to become Government and corporate policy”. Snyder is often associated with the Beat Generation and was the inspiration for the character Japhy Ryder in Jack Kerouac’s novel The Dharma Bums. If that isn’t enough, he is also a winner of a Pulitzer Prize for Poetry.

Rather than list excepts from his work, I invite you to listen to Gary Snyder as he reads from his work and discusses the connection between ecology and poetry: part 1, part 2, part 3 and part 4.

4/01/2010

Did you know that National Poetry Month begins today?

National Poetry Month began in Canada in April 1999 by the League of Canadian Poets. The event aims to bring together schools, publishers, booksellers, literary organizations, libraries, and poets all across the country to celebrate the wonderful world of poetry and its important place in Canadian culture.

In the spirit of the celebration, we will be stretching our imaginations and flexing our poetry muscles to bring you what we consider the best of poetry. Check back to read about poems and poets that we love, poetry that we’ve published, and perhaps even some that we’ve written. We’ll also keep you up to date on readings, poetry slams, and other poetry-based events going on in the Ottawa region.

Feel free to let us know what you like or don’t like, or let us know if you’ve got something poetry-related going on!

If you want more information on National Poetry Month, or would like to request a free poster, check out the League’s website: http://www.poets.ca/linktext/npm.htm


Les appareils électroniques pour la lecture; la hausse du prix du livre numérique

Aujourd’hui, le journal Le Devoir n’a pas annoncé la hausse du prix de l’essence comme nous somme habitués de nous le faire dire, mais plutôt la hausse du prix des ebooks. Du point de vue du consommateur, ce changement signifie moins de sous dans ses poches après avoir acheté un ebook. Cependant, du côté des éditeurs, c’est un soupir de soulagement que nous pouvons entendre.

L’article de journal mentionne que cinq des six plus grands éditeurs en Amérique du Nord mettront en place une nouvelle échelle de prix qui éliminera les énormes rabais et la nécessité de magasiner pour comparer les prix. Cependant, je crois que l’article omet de mentionner le rôle occupé par Ipad dans ce changement. Cette annonce coïncide assez bien avec l’appareil de Apple qui sera accessible sur le marché dans les prochains jours.

En effet, depuis les dernières années, la compagnie Amazone et son appareil électronique, le Kindle, ont eu le gros bout du bâton pour décider du prix des ebooks. D’ailleurs, en fixant les prix suffisamment bas, Amazone encourageait les lecteurs à acheter son Kindle.

Avec l’arrivée du Ipad de Apple, une compétition se développe entre les compagnies qui produisent les appareils pour la lecture de livres numériques. Ces dernières tentent d’obtenir le contenu produit par les éditeurs pour l’offrir via leurs appareils. Amazone exigeait jusqu’à récemment que les éditeurs lui vendent leur contenu à très faible coût. Les éditeurs n’avaient pas de marge de manœuvre pour négocier, puisqu’aucune autre alternative ne s’offrait à eux. Maintenant, avec l’alternative que représente l’arrivée d’Apple pour les éditeurs, la donne est changée. En effet, Apple doit réussir à séduire le consommateur avec du contenu. Stratégiquement, ce dernier a accepté d’augmenter le prix des ebooks pour appâter les éditeurs qui sont les experts dans la production de contenu.

Une question qui demeure parmi plusieurs est : « Qui va lire des ebooks? » Une étude récente a indiqué que 1 Français sur 5 est prêt à lire sur un écran numérique. Il existe une déchirure entre les gens. Plusieurs ont probablement entendu quelqu’un dans leur entourage dire que le papier qui compose les livres est irremplaçable. C’est un défi de taille qui attend les entreprises dans ce secteur qui chercheront à faire grimper le mince pourcentage de 20 % en convainquant les lecteurs de s’abandonner aux livres électroniques.

Est-ce que la hausse du prix des ebooks jouera contre les ventes? Pour produire un contenu de qualité, il faut de l’argent. En d’autres termes, lire un livre rempli de fautes d’orthographe est déplaisant. Donc, je crois qu’un contenu qui est de qualité charmera le lecteur, lui faisant oublier l’argent qu’il a dû débourser.